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TunisianPass

Ma première entreprise a commencé dans un restaurant du quartier.

Aperçu de la page d’accueil de TunisianPass
TunisianPass · Aperçu du site
pour créer le premier prototype
2 semaines
commerces clients
20+
utilisateurs mensuels
500+

À l’été 2024, mon associé et moi avions de l’énergie, de l’expérience en développement web et un carnet de contacts qui grandissait parmi les restaurateurs. Nous vendions de petits sites à des commerces locaux. Nous savions donc créer un produit, et nous connaissions des personnes prêtes à l’essayer.

TunisianPass est né de ces échanges. C’est devenu ma première entreprise en Tunisie et le projet qui m’a appris ce qui se passe après qu’un client accepte de payer pour notre travail.

Une idée rapportée de France

Pendant un voyage en France, mon associé a remarqué des QR codes dans des restaurants qui associaient les avis clients à de petits cadeaux. Il est revenu convaincu que nous pouvions créer un produit autour de cette idée. J’ai tout de suite voulu le suivre.

Nous voulions proposer un service simple pour aider les commerces à échanger avec leurs clients. Un QR code sur une table pouvait ouvrir une interaction, encourager les retours et permettre au commerçant de garder le contact. Nous connaissions déjà la restauration grâce aux sites que nous avions vendus : nous pouvions tester l’idée auprès de personnes que nous connaissions.

Deux semaines de développement, un mois de test

Nous avons créé un prototype en deux semaines, puis appelé un client existant, un restaurant de notre quartier. Nous lui avons proposé un mois gratuit pour qu’il puisse juger l’utilité du produit avant de s’engager.

À la fin du mois, le propriétaire nous a indiqué que son restaurant avait reçu 300 avis. Il était suffisamment satisfait pour prendre un abonnement d’un an. Cette première vente nous a donné des moyens et l’envie de continuer. Elle nous a aussi apporté un client qui nous aidait à améliorer un produit encore imparfait.

Le produit devait aussi fonctionner sur une table

Le site n’était qu’une partie de ce que nous livrions. Nous avons commencé à travailler avec des imprimeurs, à essayer différents matériaux pour les stickers et à améliorer la qualité d’impression. Notre premier restaurant nous a permis de tester plusieurs versions en conditions réelles.

Nous avons ajouté des chevalets de table et proposé les supports imprimés avec le service. Je devais réfléchir à un objet que quelqu’un allait réellement prendre en main ou scanner dans un restaurant. La production, la qualité d’impression et la livraison faisaient désormais partie de notre travail.

Apprendre à entrer et à présenter notre idée

Nous passions des journées à démarcher les commerces. Nous cartographiions les zones autour de nous et notions les endroits où nous avions rencontré le propriétaire, présenté le produit ou prévu de repasser. Chaque échange nous aidait à adapter notre discours et à comprendre ce qui comptait pour la personne en face.

En parallèle, nos clients nous envoyaient leurs retours. Nous corrigions les bugs et faisions évoluer le produit en découvrant leurs usages. La vente et le développement avançaient ensemble. Une conversation dans un restaurant pouvait devenir une correction à faire le soir même.

Au-delà de notre premier quartier

Nous avons dépassé les 20 commerces clients, avec des restaurants, des boutiques, des hôtels, un concept store et un parc d’attractions. Le service a aussi dépassé les 500 utilisateurs mensuels. Signer un client en Indonésie nous a fait mesurer que le projet pouvait aller plus loin que les lieux où nous pouvions nous rendre nous-mêmes.

Nous avons créé une entreprise après nos premiers revenus et étudié comment la développer. Nous avons rencontré un accélérateur de startups, mais l’implication demandée était difficile à concilier avec nos études. Nous avons choisi de donner la priorité à notre formation.

Raconter aussi la fin de l’entreprise

L’université a changé ce que nous pouvions gérer. Je partais en Suisse et mon associé à Paris. Nous avons essayé de faire appel à des étudiants que nous connaissions en Tunisie pour vendre le produit. Nous avons toutefois eu du mal à constituer une équipe capable de faire avancer l’activité sans notre présence.

Nous avons finalement fermé la société et arrêté le développement actif du produit. Des installations restent utilisées et nous gardons le contact avec des clients. Je tiens à faire cette distinction lorsque je parle de ce projet.

Avec du recul

Ce que j’en ai gardé

Je me souviens aussi bien de notre première entrée dans le restaurant que du premier abonnement. TunisianPass m’a appris à écouter quelqu’un utiliser ce que j’avais créé, à accepter que la première version ait besoin de travail et à décider avec peu de temps et de moyens.

Je suis fier de ce que nous avons construit ensemble, y compris des décisions les moins confortables. Quand mon associé et moi avons ensuite lancé WeLockIn, nous avons emporté cette expérience : parler tôt aux utilisateurs, tester dans leur quotidien et prendre leurs retours au sérieux.